Depuis le 28 décembre, l'Iran est en proie à une vague de manifestations sans précédent. Plus de 570 rassemblements ont été signalés à travers le pays, marquant un mécontentement croissant face à la dévaluation de la monnaie et l'augmentation du coût de la vie. Selon les informations récoltées par Human Rights Activists in Iran, au moins 116 manifestants ont perdu la vie, tandis que 2 600 personnes ont été arrêtées.
Initialement centrées sur des exigences économiques, les revendications des protestataires se sont élargies, incorporant des appels à un changement politique aussi bien qu'à une meilleure justice sociale. La répression des autorités est devenue plus systématique, laissant entrevoir la solidarité croissante parmi les citoyens. Les manifestations ont été en partie encouragées par le fils de l'ancien chah, exilé depuis longtemps, qui a appelé à l'unité contre le régime actuel.
Des experts comme Marjan Khosravi, analyste politique basée à Paris, soulignent que cette mobilisation est un tournant : "La population ne se contente plus de revendications économiques; elle réclame une véritable transformation du paysage politique". Les voix critiques, tant nationales qu'internationales, ne cessent de se faire entendre, estimant que les autorités doivent prendre en compte le mécontentement croissant.
Face à cette situation, des organisations de défense des droits humains appellent la communauté internationale à réagir de manière appropriée, plaidant pour une pression accrue sur Téhéran. Il est essentiel pour les observateurs de suivre ces événements de près, car ils pourraient bien annoncer une nouvelle ère de mobilisation citoyenne en Iran, reflet d'une population fatiguée par des décennies de répression.







