Lors d'une conférence de presse organisée le 11 janvier, Jean-Claude Hulot, représentant du Rassemblement National (RN), a dévoilé les grandes lignes de son programme en vue des élections municipales de mars prochain à Nantes. Avec son équipe, Hulot a déclaré que son programme est déjà « finalisé à environ 60-70 % », bien qu'il manque encore quelques noms sur sa liste, comme précisé par Bryan Pecqueur, délégué départemental du RN.
Au cœur de ses priorités se trouve un retour de la voiture au sein de la ville. Hulot a exprimé son souhait de rendre les routes plus accessibles pour les automobilistes, un sujet qui suscite des débats dans un contexte où la majorité des villes françaises, dont Nantes, ont tendance à favoriser les modes de transport alternatifs comme le vélo et les transports en commun. Selon plusieurs experts en urbanisme, cette approche pourrait répondre aux attentes des usagers, mais soulève aussi des questions sur l'impact environnemental.
« Il est essentiel de rétablir l'équilibre entre tous les usagers de la route », a insisté Hulot, renforçant ainsi son discours sur la sécurité routière, un autre thème majeur de sa campagne. Dans un contexte où de nombreuses villes repensent leur mobilité pour inclure des solutions plus durables, les idées de Hulot pourraient être perçues comme un retour en arrière.
Des experts comme Marie Dupont, urbaniste à Nantes, estiment que ce changement de cap pourrait créer des tensions supplémentaires entre les différents usagers : « Nous vivons une époque où la transition écologique doit primer sur les intérêts individuels. Prioriser la voiture peut augmenter les embouteillages et la pollution, ce qui va à l'encontre des efforts de la ville pour devenir plus verte », a-t-elle déclaré.
Reste à savoir si ces propositions seront suffisantes pour convaincre les électeurs de Nantes, alors que la concurrence s'intensifie dans la perspective des élections municipales de 2026. Les nantais devront se positionner sur l'avenir de leur ville, entre modernité et tradition.







