La valse des nominations au sein des entreprises publiques françaises ne tarit pas. La potentielle nomination d'Emilie Piette, actuelle secrétaire générale adjointe de l’Élysée, à la tête de RTE (Réseau de transport d’électricité) suscite déjà de nombreux commentaires. Emmanuel Macron, en sa qualité de président, aura son mot à dire dans cette désignation qui doit aussi être validée par le ministre chargé de l'énergie.
L'actualité récente a été marquée par le remplacement de Jean Castex à la tête de la SNCF, lui-même remplacé par Xavier Piechaczyk à la RATP. Ces changements illustrent les enjeux stratégiques au sein des entreprises publiques, particulièrement dans le secteur énergétique, alors que la transition écologique devient essentielle.
Bien que la succession de Piechaczyk n'ait pas encore été officialisée, plusieurs noms circulent, dont celui d'Emilie Piette, qui apparaît comme la candidate privilégiée. Son expérience au sein de l'Élysée et ses précédentes fonctions au sein des ministères font d'elle une candidate redoutable. D'autres prétendants incluent Sophie Mourlon, la directrice générale de l'Énergie et du climat, et Thomas Veyrenc, le numéro deux de RTE, qui semble bien placé en raison de sa connaissance approfondie des défis énergétiques auxquels RTE fait face, notamment ceux liés à l'intégration des énergies renouvelables.
Le choix du nouveau président de RTE n’est pas une mince affaire. Selon le Code de l’énergie, il est stipulé que le futur président ne doit pas avoir de liens professionnels avec EDF, majoritaire d'un point de vue actionnarial (50,1 %). Ce cadre réglementaire limite les choix aux hauts fonctionnaires, ce qui pose la question de l'expérience par rapport aux parachutages.
Les médias s'interrogent également sur la capacité du futur président à diriger RTE face aux enjeux croissants en matière de transition énergétique. “La nomination d'un expert du secteur est essentielle pour naviguer dans ce contexte dynamique,” affirme un analyste du secteur. Claire Waysand, ancienne secrétaire générale d'Engie, pourrait aussi faire partie des candidatures envisagées, bien que son parcours chez Engie puisse susciter des interrogations.
La situation reste fluide, et tous les regards se dirigent vers le Sénat et l'Assemblée nationale, où les auditions des futurs dirigeants de RTE auront lieu. Dans ce climat d'incertitude, la nomination d'Emilie Piette pourrait marquer un tournant dans la gestion énergétique française. Le pays se tourne vers un avenir plus durable, et RTE aura un rôle crucial à jouer dans cette transition.







