Perché parmi les gratte-ciels de Manhattan, le Chrysler Building, emblème de l'art déco, est désormais mis en vente, mais l'intérêt semble limité. Ce monument historique, exproprié de ses derniers propriétaires, se retrouve à la croisée des chemins, attendant un nouvel acquéreur capable de lui offrir un renouveau.
Reconnaissable grâce à sa flèche métallique scintillante et ses décorations inspirées de l'univers automobile de Chrysler, il continue d'attirer des visiteurs, bien que ceux-ci soient confinés au rez-de-chaussée depuis la fermeture de sa plateforme d'observation en 1945. La concurrence avec d'autres tours emblématiques de la ville, telles que l'Empire State Building et de nouvelles constructions de verre, est rude.
Construit entre 1928 et 1930, le Chrysler Building représente l'audace et le modernisme de son époque, culminant à 318 mètres et s'étendant sur 117.000 m². Situé au 405 Lexington Avenue, ce joyau attire également divers bureaux et sociétés, mais les critiques ne manquent pas. Des locataires se plaignent d'un état général dégradé, illustré par des ascenseurs défaillants et des locaux vieillissants, selon des témoignages rapportés par *The New York Times*.
Ruth Colp-Haber de l'agence Wharton Property confirme que le bâtiment nécessite des travaux conséquents pour retrouver sa splendeur d'antan. Avec la montée du télétravail due à la pandémie, les espaces de bureau modernes l'emportent sur ces vieux immeubles. De plus, la situation est compliquée par la propriété du terrain par Cooper Union, une institution d'enseignement qui perçoit un loyer conséquent. Suite à l'expropriation en septembre 2024 pour non-paiement, l'avenir du bâtiment devient incertain.
Alors que Cooper Union cherche activement un repreneur, des discussions sur la possibilité d'une conversion partielle en logements ou en hôtel émergent dans les milieux immobiliers, souligne *Bloomberg*. Cependant, toute modification doit passer par la Commission de préservation des monuments historiques de New York, rendant le processus complexe.
Malgré les défis, des experts, sous couvert d'anonymat, affirment qu'il est peu probable que des travaux de démolition soient autorisés. Les yeux sont désormais rivés sur ce que l'avenir réserve à ce monument iconique, entre potentiel renouveau ou déclin.







