François Hollande, ancien président de la République, a récemment réagi à la menace de dissolution brandie par l'exécutif en réponse aux motions de censure de LFI et du RN, affirmant que cela n'avait "aucun sens". Dans une intervention sur France Inter, il a encouragé le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026.
Hollande a argué que le rôle d'un Premier ministre est de renforcer la stabilité, surtout face à une situation d'incertitude. Les maires, en particulier, se sentent préoccupés par la possibilité d'une interférence entre les élections municipales et des législatives anticipées. "Nous devons chercher des solutions qui favorisent le compromis et non le chaos", a-t-il insisté.
Il a également critiqué les motions de censure qui, selon lui, sont "inappropriées" car elles interviennent alors que la France a déjà voté contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur. De plus, il a souligné que le débat sur ce sujet avançait au niveau du Parlement européen, rendant ces motions d'autant plus inutiles.
À la veille de la présentation du budget, Hollande a plaidé pour l'adoption rapide de celui-ci au lieu de laisser traîner la situation. Il a affirmé que les Français attendent des repères clairs pour investir et consommer.
En ce qui concerne les ordonnances, il a partagé ses réserves sur cette méthode, affirmant que le 49.3 est actuellement l'option la plus adaptée pour avancer efficacement dans la gestion budgétaire.
Les analystes de la politique française, tels que ceux du Journal du Dimanche, estiment que la pression monte tant sur le gouvernement que sur l'opposition, et que des compromis sont indispensables pour éviter un blocage politique qui nuirait à la confiance des citoyens.







