Le 10 janvier, des milliers de partisans de l'ancien président Nicolas Maduro ont de nouveau envahi les rues de Caracas, dans un contexte de tensions exacerbées suite à sa récente capture par les États-Unis.
Accusé de trafic de drogue, Maduro, accompagné de sa Première dame Cilia Flores, a plaidé non coupable lors de son audience à New York et est actuellement détenu par la justice américaine. Face à cette situation, Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente, a été désignée présidente par intérim.
Dans un tournant politique, son administration vise à redémarrer les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis des années. Des visites de diplomates américains à Caracas signalent une possible réouverture des discussions. “Nous ne sommes pas soumis à Washington,” a déclaré Rodriguez. Cela suggère une volonté de dialogue tout en préservant la souveraineté vénézuélienne.
Donald Trump a récemment signé un décret d'urgence pour protéger les avoirs pétroliers vénézuéliens sur le territoire américain, jugés essentiels pour l'économie du pays. Ce geste vise à empêcher que ces ressources soient saisies par des créanciers, tout en soulignant l'importance stratégique du pétrole vénézuélien, qui détient les plus grandes réserves mondiales.
Trump a également mentionné l'importance d'un récent geste de Caracas, qui a décidé de libérer plusieurs prisonniers politiques. “C'est un pas significatif,” a-t-il affirmé.
Cette libération a suscité des sentiments mélangés parmi les familles des opposants détenus. Certaines, comme celle d'un détenu, expriment des inquiétudes, tandis que l'ONG Foro Penal a rapporté des progrès en la matière.
En parallèle, la maison blanche prévoit une approche stricte contre le narcotrafic, menant à des opérations militaires contre les cartels. La Colombie, en collaboration avec le Venezuela, appelle à une action concertée contre ce fléau.
Ce contexte politique complexe laisse le Venezuela à un tournant, entre espoir d'une amélioration des relations internationales et les lourdes réalités des tensions internes.
Sources: France 24, AFP







