Le 26 décembre, le ministère des Armées a annoncé une urgence opérationnelle face à l'augmentation des menaces liées aux drones. En réaction à cette situation, l’état-major des Armées a signé deux contrats avec la société française TRUSTCOMS pour l’acquisition de systèmes anti-drones. Ainsi, depuis janvier, la Marine nationale met en œuvre des tests pour introduire une nouvelle génération de drones de surface armés.
Le lancement du projet de drone de surface autonome naval, capable d’être armé (DANAE), a été marqué par une première phase d'expérimentation à Toulon, en date du 19 janvier. Ces systèmes sans pilote, comme le rapporte armees.com, visent à renforcer la sécurité des navires militaires, dans un contexte où les engins aériens sans pilote se multiplient dans les conflits contemporains. La future flotte de drones aura pour mission la détection, la dissuasion et la neutralisation de potentielles menaces, bénéficiant d'une"vocation défensive" selon l’Agence de l’innovation de défense.
La protection de nos ports et l'escorte des navires seront au cœur des nouvelles missions de cette unité de défense aérienne. La presqu'île de Saint-Mandrier, près de Toulon, a été sélectionnée pour des tests en conditions réelles. Comme le précise l'Agence de l’innovation de défense : "Cette phase englobe l'expérimentation des drones de surface et la sélection de ceux possédant le potentiel le plus prometteur. Une seconde phase de développement sera lancée pour créer des prototypes adaptés aux besoins de la Marine nationale, suivie d'essais supplémentaires afin d'évaluer le modèle choisi pour la production en série. Un projet novateur qui vise à garantir la supériorité opérationnelle de nos forces. "
Les drones, atouts militaires indispensables
Parallèlement au programme DANAE, la Marine nationale a passé commande de cinq drones Camcopter S-100, conçus par Schiebel. Ces appareils peuvent voler six heures d'affilée et sont destinés à des missions de surveillance. D'autres commandes incluent six drones VSR700, capables de parcourir 185 km et d'opérer jusqu'à huit heures.
Ces investissements répondent à des enjeux stratégiques cruciaux tels que la protection de zones sensibles et la rapidité d'action en situation d’urgence. Une fois un modèle de drone sélectionné, la production à grande échelle sera mise en route, permettant une intégration au sein des bases navales et des bâtiments stratégiques de la Marine nationale.







