Longtemps négligée, l’architecture de la reconstruction des années 50 retrouve enfin la reconnaissance qu’elle mérite. L’église de Quibou, partiellement détruite en juillet 1944, est au cœur de cette réhabilitation. Une conférence se déroulera le samedi 24 janvier 2026 à 15 h, à Quibou, pour discuter de cette thématique.
Dans la Manche, le paysage urbain est largement marqué par les évènements de la Seconde Guerre mondiale. Les églises, souvent vandalisées lors des conflits, ont nécessité des efforts de reconstruction importants. Selon Estelle Le Guen De Kerneizon, présidente de l’association Quibou traditions et patrimoine, « un patrimoine à part entière, longtemps méconnu, mais désormais reconnu pour sa richesse » a été laissé à l’abandon pendant des décennies.
Expertise et créativité
Le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de la Manche souligne dans son guide Entre ombre et lumière que les projets de reconstruction des années post-guerre n’ont pas seulement consisté à restaurer des structures anciennes, mais ont aussi cherché à exprimer une vision moderne de l’architecture. Les résultats sont visibles sur plusieurs édifices, qui intègrent des éléments distinctifs tels que des verrières et de nouveaux matériaux.
Parmi les victimes des bombardements, l’église Saint-Rémi de Quibou a été gravement touchée. Seuls certains murs et structures historiques ont survécu, témoignant de l’architecture romane originelle. Les architectes Tougard et Cochepain, mandatés par le ministère de la reconstruction, ont su réconcilier l’ancien et le moderne.
Le journaliste et auteur Philippe Simon animera la conférence, qui constituera une occasion unique d’approfondir les enjeux de l’architecture de la reconstruction. À l'issue de l'événement, les participants pourront explorer l’église Saint-Rémi, un lieu emblématique de cette période charnière.
Au-delà de Quibou
Cette conférence est également une invitation à réfléchir plus largement sur l’architecture religieuse de la période de la reconstruction en France. De nombreux édifices à travers le pays ont été réinterprétés, prenant en compte les exigences contemporaines tout en respectant leur héritage historique. La valorisation de ce patrimoine passé devient plus qu’une nécessité; elle est essentielle à notre identité culturelle.
Rendez-vous donc le samedi 24 janvier à 15 h, à la mairie de Quibou, pour participer à cette rencontre enrichissante, et découvrons ensemble les trésors de l’architecture de la reconstruction.
Sources. Le patrimoine religieux du canton de Canisy, communauté de communes de Canisy (1999); Entre ombre et lumière, CAUE de la Manche (2014).







