Ils sont près de 5 000 professionnels, dont assistantes sociales et éducateurs spécialisés, à accompagner quotidiennement ceux qui sont en situation de vulnérabilité, que ce soit des personnes malades ou des mineurs isolés. Ce jeudi 29 janvier, ces travailleurs sociaux, souvent dans l'ombre, se mobilisent pour faire entendre leur voix et réclamer des augmentations de salaire, notamment la prime Ségur de 183 euros mensuels.
Un collectif formé en dehors des syndicats a lancé cet appel à la grève, soulignant l'urgente nécessité d'une revalorisation salariale et d'un soutien dans des conditions de travail de plus en plus dégradées. "Parfois, on gagne moins que les personnes que l'on accompagne", déclare une assistante sociale rencontrée à Metz, mettant en lumière les disparités salariales dont souffrent ces employés engagés envers les plus vulnérables.
Les voix des professionnels s'élèvent également pour dénoncer des conditions de travail problématiques. Un rapport récent de la Commission nationale des travailleurs sociaux [source : France Bleu] précise que près de 70 % des travailleurs interrogés signalent un stress accru et des exigences de performance irréalistes. Selon le sociologue Jean-Michel Montassier, expert en travail social, "l'absence de reconnaissance financière ne reflète pas la valeur de cet engagement envers la société".
La mobilisation de ce jeudi pourrait marquer un tournant dans la reconnaissance de ces professions essentielles, auxquelles le gouvernement doit enfin prêter l'oreille. D'ores et déjà, les travailleurs appellent la population à les soutenir dans cette quête de valorisation de leur métier.







