L'Union européenne se prépare potentiellement à ajouter les Gardiens de la révolution iraniens à sa liste des organisations terroristes, un sujet qui sera débattu ce jeudi lors d'une réunion cruciale des ministres des Affaires étrangères. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a déclaré : « Je m'attends également à ce que nous convenions d'inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes ». L'intention de l'UE repose sur les récentes accusations d'agissements terroristes qui pèsent sur cette branche des forces armées iraniennes.
La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a récemment exprimé son soutien à cette démarche. Elle a affirmé que « l’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse ». Les organisations de défense des droits humains accusent les Gardiens de la révolution de coordonner des actions meurtrières à l'encontre des manifestations, entraînant un lourd tribut en vies humaines.
Au cours de la semaine dernière, l’Italie avait également proposé d’inscrire les Gardiens sur cette liste, avec une vague de soutien prévue pour renforcer cette initiative. Cependant, l'Iran a d'ores et déjà mis en garde contre les « conséquences destructrices » d'une telle décision, insistant sur la gravité des enjeux.
En parallèle, des sanctions supplémentaires sont attendues, touchant 21 entités et individus, en particulier des figures clés des Gardiens. Ces mesures incluront des interdictions d'entrée sur le territoire de l'UE et le gel des avoirs. D'autres sanctions viseront aussi des acteurs en Iran jugés complices dans la fourniture d'équipements militaires à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine.
Les répercussions de ces décisions pourraient avoir des implications considérables pour l’Iran, alors que les tensions au sein du pays et entre Téhéran et l'Occident continuent de s'intensifier.







