Un couple de retraités du Rhône, Alain et Dominique Torres, se retrouve dans une situation tragique : après quarante années passées au camping du Lac des Sapins, ils doivent faire leurs adieux à leur mobil-home. Le renouvellement de leur contrat n’a pas eu lieu, faute de conformité aux normes plus strictes de l’établissement.
Leur histoire débute en 1982, lorsque le couple découvre ce lieu idyllique. D’abord en vacances avec leurs enfants, leur attachement au site se renforce année après année. En 2011, ils acquièrent un mobil-home, investissant 9 000 euros, et choisissent de s'y établir de manière permanente.
« Nous avons été accueillis par des repas conviviaux et des concours de pétanque qui ont rythmé nos étés », raconte Alain.
Cependant, fin décembre dernier, la désillusion survient : le couple apprend que son contrat saisonnier ne sera pas renouvelé. Le camping leur signale qu'ils doivent évacuer d’ici le 15 avril, leur mobil-home ne respectant plus les exigences adaptées à son classement en 4 étoiles, comme l’indique la gérante.
« C’est la tristesse d’une page qui se tourne », note-t-elle, constatant que de nombreux autres campeurs seraient également touchés par cette décision.
La directrice exprime sa compréhension face au désarroi d’Alain et Dominique, sans toutefois émettre de solutions alternatives. Confrontés à des contraintes financières pour revendre leur mobil-home, le couple finit par céder celui-ci au camping, alors que des commerçants locaux leur manifestent leur soutien par des paroles réconfortantes.
En quête de nouvelles aventures, Alain et Dominique envisagent de passer leurs prochaines vacances en Espagne ou en Bretagne, tournant ainsi la page d'une belle histoire qui a marqué leur vie.
Le camping réagit
Alors que des actions d’information sur les évolutions des normes sont souvent en deçà des attentes, la Fédération des campeurs souligne que le non-renouvellement d’un contrat doit reposer sur des motifs clairement énoncés. Elle rappelle que les gestionnaires de camping doivent respecter des délais de préavis et ne pas agir de manière abusive.
Alors que les lois pourraient évoluer pour protéger davantage les campeurs, l'expérience d'Alain et Dominique met en lumière une réalité difficile : les anciens mobil-homes, souvent héritiers de souvenirs enfouis, ne peuvent s’adapter aux nouvelles exigences de sécurité et de confort. Le Progrès a documenté cette affaire qui résonne avec les histoires de nombreuses familles dans le pays.







