Le carnaval de la Plaine a eu lieu ce dimanche à Marseille, mais la fête a rapidement tourné au drame. Après le rassemblement, des actes de vandalisme ont été découverts sur la devanture des immeubles 63 et 65 de la rue d'Aubagne, où l'on peut lire des inscriptions comme "Noaille libre indépendante". La Ville de Marseille a décidé de porter plainte pour ces dégradations inacceptables.
Le maire de Marseille, Benoit Payan, a réagi fermement sur les réseaux sociaux, déclarant : "Le lieu ressource de la rue d’Aubagne est un lieu de mémoire qui doit être respecté. Huit d’entre nous y ont perdu la vie. Sa dégradation est inacceptable." Il insiste sur le fait que ce lieu doit être protégé, non seulement par respect pour les victimes, mais aussi pour l'ensemble de la communauté.
Sophie Camard, élue nouvelle maire du 1er secteur, a exprimé sa colère et ses préoccupations, affirmant qu'une plainte sera déposée contre les actes de vandalisme. "Je suis très choquée par ces dégradations, qui sont d'une gravité extrême," a-t-elle ajouté.
Patrick Amico, ancien adjoint au maire responsable du logement, a également partagé son indignation, qualifiant ces actes d'"ignobles et imbéciles". Selon lui, ces dégradations ne respectent ni la mémoire des victimes ni le fruit d'une longue concertation de la communauté.
Contexte à cet incident, le carnaval de la Plaine avait été marqué par des tensions. La préfecture de police a annoncé que sept personnes ont été interpellées et 14 policiers ont été légèrement blessés lors des affrontements qui ont suivi les festivités. Les débordements font écho à des préoccupations plus profondes au sein de la ville.







