À compter du 1er janvier 2019, les pensions complémentaires de certains retraités verront leur montant réduit de 10 % pendant une période de trois ans. Ce nouvel aménagement soulève de nombreuses questions pour les futurs retraités du secteur privé. Pour en savoir plus, des experts de l'Agirc-Arrco ont répondu aux interrogations posées lors d'un tchat.
Suis-je concerné par cette minoration ?
Par exemple : Une salariée née en juillet 1956, qui attend sa retraite pour le 31 janvier 2019, ne sera pas touchée par cette mesure, car le malus de 10 % s'applique uniquement aux personnes nées à partir de 1957 et bénéficiant d'une retraite à taux plein à partir de 2019.
Comment éviter la minoration ?
Options disponibles : Pour les personnes nées en 1958 souhaitant partir à la retraite à 63 ans en 2021, la solution passe par un report de la demande de retraite d'au moins un an ou par l'exonération de la CSG en fonction de leurs ressources. Si la retraite est demandée avant le 1er octobre 2022, la minoration de 10 % sera appliquée.
Pourquoi cette décision ?
Cette mesure de minoration a été instaurée pour rééquilibrer les comptes des régimes de retraite Agirc-Arrco, affectés par la crise économique de 2008. En réclamant une contribution temporaire des futurs retraités, les partenaires sociaux ont pour objectif de pérenniser le système de retraites complémentaires.
De plus, ceux qui travaillent plus longtemps peuvent bénéficier d'une surcote, ce qui augmente leur pension. Travailler un, deux, ou trois ans supplémentaires peut significativement influer sur le montant final de leur retraite complémentaire. En d'autres termes, une carrière prolongée peut se traduire par une majoration de 10 % à 30 % de leur pension selon le nombre d'années ajoutées.







