En 2025, la location meublée sera au cœur de révisions fiscales importantes. Ces changements, jugés nécessaires pour rétablir l'équilibre du marché immobilier, visent à répondre aux préoccupations croissantes face à l'avantage fiscal accordé aux logements meublés par rapport aux locations nues.
Le 23 janvier dernier, le Sénat a validé en première lecture le projet de loi de finances pour 2025 (PLF 2025). L'immobilier reste un enjeu majeur, notamment à cause des avantages fiscaux dont profitent les propriétaires non-professionnels des locations meublées. La forte attractivité de ce type de location, en particulier pour des séjours de courte durée, accentue la crise du logement en évinçant des locataires en quête d'habitations principales. Face à cela, le gouvernement envisage de réviser les régimes fiscaux associés à la location meublée.
Baisse du taux d'abattement des logements meublés
Pour atténuer l'impact fiscal favorable des locations meublées, une diminution du taux d'abattement s'annonce. Pour les meublés de tourisme classés, le taux d'abattement pourrait chuter de 71% à 50% en 2025, si le texte est validé par l'Assemblée nationale. Quant aux meublés non-classés, des changements majeurs sont également anticipés, avec un abattement réduit de 50% à 30%, et un plafond établi à 15.000 euros par an, contre 77.000 euros actuellement. Cette mesure aura pour conséquence une hausse des contributions fiscales pour de nombreux propriétaires.
Réintégration des amortissements lors de la vente
Un autre aspect significatif du PLF 2025 concerne les propriétaires souhaitant vendre leur bien meublé. Actuellement, les frais d'amortissement ne sont pas intégrés dans le calcul des plus-values. Toutefois, si la loi est adoptée, ces frais seraient inclus, augmentant ainsi le montant imposable. Par exemple, si un propriétaire achète un bien à 300.000 euros et le revend à 320.000 euros avec 10.000 euros d'amortissement, il sera imposé sur une plus-value de 30.000 euros, incluant les amortissements, augmentant donc le coût fiscal.
Ces mesures visent à rendre la fiscalité des logements meublés moins attrayante afin de rétablir l'équilibre avec les locations nues. Ces propositions seront soumises à une étude plus approfondie en février prochain auprès des députés. La dynamique du marché immobilier pourrait alors changer de manière significative.







