Colorées et surprenantes, les plantes carnivores captivent par leur allure étonnante et leur capacité à piéger leurs proies. Leur singularité en fait un spectacle fascinant, que ce soit en jardin ou à l'intérieur.
Des merveilles de la nature
Prises de vue singulières dans le règne végétal, les plantes carnivores habitent la Terre depuis environ 85 millions d'années. L'attrape-mouche, aussi connue sous le nom de dionée, est l'espèce la plus célèbre. Sa mâchoire se ferme en moins d'une seconde, attirant l'intérêt des visiteurs qui s'amusent à la stimuler en touchant son piège. Cependant, ce n'est qu'une des nombreuses espèces, avec plus de 500 variations talentueuses pour capturer, digérer, et tirer profit de leurs proies.
La majorité de ces plantes prospère en milieu terrestre, notamment en montagne, dans des tourbières ou des marécages. Certaines, cependant, comme les épiphytes tropicales, se fixent aux branches des arbres. Attention, la collecte de ces plantes dans la nature est interdite car elles sont protégées. Pour les acquérir, il suffit de se rendre dans une jardinerie ou chez un pépiniériste spécialisé, avec des prix variant entre 7 et 13€ par pot.
Conditions de croissance idéales
Pour s'épanouir, les plantes carnivores ont besoin d'une luminosité maximale, favorisant ainsi une belle coloration de leurs feuilles. Vous pouvez les cultiver en pot sur un balcon, en bac sur une terrasse, ou dans une tourbière aménagée dans votre jardin, surtout pour les espèces rustiques qui supportent des hivers froids, allant de -8°C à -15°C.
À l'intérieur, placez les pots près d'une fenêtre orientée à l'est ou à l'ouest durant l'été, puis plein sud en hiver. Si votre pièce manque de lumière, des lampes de type « lumière du jour » pour aquariums peuvent préserver leur développement. Les népenthès et céphalotus, qui nécessitent un taux d'hygrométrie élevé (80%) et des températures comprises entre 18°C et 25°C, se plairont dans un terrarium ou une serre chauffée.
Un régime carnivore fascinant
Ces plantes, qualifiées de carnivores ou d'insectivores, développent cette caractéristique par nécessité, car leur régime alimentaire apporte un apport crucial d'oligoéléments, d'azote et de phosphore, que les sols appauvris ne leur fournissent pas. Afin d'attirer leurs proies, elles s'appuient sur leurs glandes nectarifères et des couleurs éclatantes telles que le jaune ou le rouge. Une fois un insecte posé sur elles, la capture se fait rapidement.
Les mâchoires de l'attrape-mouche se referment instantanément, tandis que le cornet du sarracénia, muni de soies rigides, empêche toute ascension des insectes, et les poils glanduleux de la droséra engourdissent leurs proies. Quant au népenthès, ses urnes trappent les intrus dans un liquide vicieux. Les enzymes et bactéries présentes digèrent ensuite les malheureux insectes. Cependant, attention à ne pas suralimenter ces plantes, car une surabondance de proies peut entraîner un pourrissement du feuillage!







