Le gouvernement français envisage d'augmenter les taxes sur l'électricité, au-delà des prévisions établies par l'administration précédente. La ministre de la Transition écologique et de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher, a tenu à rassurer les citoyens, affirmant qu'elle demeurera "vigilante" face à cette situation.
Un contexte économique délicat
En raison de l'accroissement de la dette nationale, l'exécutif cherche désespérément des économies. Cette volonté d'austérité pourrait avoir un fort impact sur le pouvoir d'achat des Français. Selon Le Parisien, la Taxe intérieure de consommation finale sur l'électricité (TICFE) pourrait connaître une hausse significative.
Avant le conflit en Ukraine et les arrêts de centrales nucléaires, la TICFE était de 32,44 euros par mégawattheure (MWh). Grâce à un bouclier énergétique, ce chiffre avait été réduit à 0,5 euro/MWh, mais il a progressivement atteint aujourd'hui 22,5 euros/MWh.
Perspectives d'augmentation des taxes sur l'électricité
Le gouvernement Attal avait déjà indiqué qu'il souhaitait rétablir la TICFE à 32,44 euros/MWh dès février 2025. Bien que cela semble indolore pour certains, avec une baisse des prix de l’électricité prévue de 10 % pour les 18 millions de ménages au tarif réglementé. En revanche, les consommateurs d'offres de marché pourraient voir leurs factures augmenter considérablement.
Les prévisions montrent que le gouvernement Barnier pourrait envisager de dépasser ce seuil. D'après les estimations de Sylvain Le Falher, cofondateur du comparateur Hello Watt, si la TICFE est fixée à 37 euros/MWh, cela pourrait générer un revenu supplémentaire de 1,5 milliard d'euros pour l'État.
La ministre assure sa vigilance
Agnès Pannier-Runacher a exprimé sa préoccupation concernant une hausse trop marquée de la TICFE. Dans un tweet, elle a précisé : "ce n'est pas arrêté, et c'est le Parlement qui aura le dernier mot sur le budget proposé". Elle a ajouté qu'il était crucial de trouver un équilibre afin de ne pas trop peser sur les classes moyennes et les ménages modestes.
La décision finale sera prise par le Parlement lors de l'examen du budget 2025, prévu pour la semaine prochaine.







