La retraite complémentaire joue un rôle crucial dans l'augmentation des revenus des salariés à leur départ en retraite. Tous les employés du secteur privé et public, qu'ils soient à temps complet ou partiel, doivent obligatoirement cotiser à un régime complémentaire. Ce dernier est additionné à la pension de base fournie par la Sécurité sociale ou la Mutualité sociale agricole (MSA) pour les travailleurs agricoles.
Pour les salariés du secteur privé, l'Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco) gère ces cotisations, tandis que les cadres bénéficient également de l'Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc). Les agents de la fonction publique, quant à eux, disposent de leur propre régime complémentaire.
Qu'est-ce que la retraite complémentaire ?
Les cotisations de retraite complémentaire sont prélevées sur la paie des salariés tout au long de leur carrière professionnelle et leur permettent d'accéder à une pension complémentaire lors de leur retraite.
Pour les salariés non cadres du secteur privé
Chaque mois, les non-cadres versent des cotisations à l'Arrco, qui permettent d'acquérir des points accumulés sur leur compte individuel. À la retraite, le nombre total de points est utilisé pour calculer la pension complémentaire. Pour déterminer le nombre de points acquises, on utilise la formule suivante : assiette des cotisations multipliée par le taux d'acquisition, le tout divisé par la valeur d'achat du point de retraite, fixée à 16,1879 euros en 2017. Les taux d'acquisition varient selon la tranche de revenus : 6,20 % pour des revenus annuels inférieurs à 39 228 euros et 16,20 % entre 39 228 euros et 117 684 euros.
Des points gratuits peuvent être attribués pour diverses périodes non travaillées, telles que les congés de maternité ou de maladie, le chômage indemnisé, ou encore un service militaire de plus de 12 mois. Par ailleurs, des majorations de points peuvent être accordées pour les enfants à charge.
Pour les salariés cadres du secteur privé
Les cadres cotisent à la fois à l'Arrco et à l'Agirc. Leurs droits et les règles d'acquisition des points suivent des principes similaires à ceux de l'Arrco, néanmoins la valeur du point Agirc est plus basse, à 0,4352 euros.
Pour les salariés du secteur public
Tout comme dans le privé, les agents publics sont également tenus de contribuer à une retraite complémentaire. Dans la fonction publique d'État ainsi que dans les collectivités locales et hospitalières, les fonctionnaires versent des cotisations à la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), en plus de leur pension de base. Les agents contractuels obtiennent leur pension par l'Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État (Ircantec). Le mode de calcul de ces pensions repose également sur le nombre de points accumulés durant la carrière de l'agent, avec un seuil de 5 125 points pour un versement sous forme de capital.
Qui finance les retraites complémentaires ?
Le financement des retraites complémentaires provient des contributions des salariés et des employeurs. Ce système de répartition signifie que les cotisations des actifs servent à régler les pensions des retraités. Les taux de prélèvement varient selon le statut de l'employé (cadre ou non) et leur niveau de salaire. Les employeurs sont tenus de s'affilier à ces régimes dans un délai de trois mois après leur création.
Tant que la première embauche n'est pas effectuée, l'entreprise ne collecte pas de cotisations. Toutefois, une fois le salarié en place, c'est l'entreprise qui se charge des versements aux caisses de retraite. Les entreprises comptant plus de 9 salariés doivent faire ces paiements mensuellement, tandis que les plus petites le font trimestriellement, via la Déclaration sociale nominative (DSN).







