Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a pris une posture ferme. Il a annoncé, dimanche, que tous les procureurs généraux devront examiner un total de 70.000 plaintes concernant des violences faites aux enfants d'ici le 14 juillet. Cette décision fait suite à la tragédie de l'affaire Lyhanna, où une jeune fillette de 11 ans a été retrouvée morte dans le Gers. « Je n'irai pas en vacances tant que n'auront pas été examinées toutes ces plaintes », a-t-il déclaré sur LCI, ajoutant qu'il se réunira avec les procureurs pour faire un bilan exhaustif.
Darmanin a reconnu des « défaillances graves » dans le traitement des dossiers liés à Lyhanna, indiquant que des responsabilités seraient établies et communiquées au public dans les quinze jours. Des sanctions sont également envisagées pour les magistrats impliqués, une démarche déjà soutenue par de nombreuses voix dans le milieu politique et judiciaire.
Sanctions possibles pour des défaillances
Des sanctions « possibles » et « prévues par la Constitution » ont été évoquées par le ministre, qui n'hésite pas à mentionner la possibilité de révocation des juges ayant failli à leurs devoirs. Il a déploré que certaines affaires de viol sur enfants aient été traitées comme des faits ordinaires, soulignant la nécessité de prioriser ces cas pour assurer l'urgence requise.
Il a été noté que le suspect du meurtre de Lyhanna avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes pour viols sur mineurs, dont certaines déjà classées. Le ministre a exprimé que « manifestement, cette plainte n’a pas été priorisée », tout en rappelant aux parquets l'importance d'agir en urgence sur ce type de dossier. Cette déclaration a suscité une vive réaction, notamment de la part de Mathilde Panot, cheffe de file de LFI, qui appelle à la démission de Gérald Darmanin.
Alors que la France traverse une période de vive émotion et de remise en question des pratiques judiciaires, cette initiative pourrait marquer un tournant dans la façon dont les cas impliquant des enfants sont traités par la justice.







