Née en 1974, Sophie a contacté notre rédaction pour exprimer ses craintes concernant son rachat de trimestres. Après avoir débuté sa carrière à 23 ans après de longues études supérieures, elle a fait l'acquisition de 6 trimestres pour pouvoir partir à la retraite à 63 ans. Ce rachat lui a coûté 27 000 €. Toutefois, l'éventuelle adoption de la réforme des retraites impose un report de l'âge légal à 64 ans, ce qui pourrait rendre cette démarche vaine.
Des trimestres désormais inutiles
Selon la loi actuelle, Sophie ne pourra bénéficier que de 2 des 6 trimestres rachetés pour partir à l’âge légal de 64 ans avec un taux plein. Les 4 autres trimestres, initialement destinés à un départ à 63 ans, ne pourront plus être utilisés. En effet, sauf exceptions (carrières longues, invalidité, etc.), un départ anticipé avant l'âge légal n'est plus envisageable. De plus, ces trimestres ne lui permettront pas d'obtenir une surcote, car celles-ci ne sont attribuées qu'aux périodes travaillées après l'âge légal.
Un potentiel remboursement en question
Sophie se demande donc si le gouvernement pourrait envisager de rembourser les trimestres devenus caducs. Cette problématique avait déjà été soulevée lors de la réforme de 2010, qui avait repoussé l'âge légal de 60 à 62 ans. À l'époque, le ministre du travail, Éric Woerth, avait opté pour le remboursement des trimestres rachetés. Cependant, ce remboursement avait des implications fiscales, car il peut engendrer une hausse des revenus imposables, annulant ainsi les avantages fiscaux du rachat initial. La situation actuelle reste floue, et aucune décision définitive n’a encore été prise concernant un éventuel remboursement.
Il est donc conseillé aux travailleurs de bien réfléchir avant de procéder à un rachat de trimestres, surtout à la fin de leur carrière, afin d’éviter de devoir faire face à des décisions regrettables.







