Une récente étude menée lors d'une simulation vers Mars a bousculé les idées reçues sur l'effet du sel sur notre corps. En effet, les participants consommant plus de sel n’ont pas ressenti une soif accrue, mais plutôt une faim mystérieuse.
Un défi fascinant dans l'espace
Des chercheurs du Max Delbrück Center for Molecular Medicine et de l'université Vanderbilt ont analysé deux groupes de volontaires confinés dans un vaisseau spatial durant plusieurs mois. Les régimes alimentaires des participants variaient uniquement en fonction de la quantité de sel incorporée, allant de 6 à 12 grammes.
- Durée d'observation : 105 à 205 jours.
- Analyse de l'apport en eau et en sel.
Curieusement, les résultats ont montré que les volontaires consommaient moins d'eau en réponse à un régime plus riche en sel. Ce phénomène a conduit les scientifiques à émettre l'hypothèse selon laquelle le corps s’adapte en préservant l'eau dans les reins et en limitant la sensation de soif.
Une mécanique corporelle surprenante
Les observations ont révélé que les ions chlorure et sodium contenus dans le sel agissent en mobilisant l'eau, entraînant une excrétion accrue dans l'urine, sans pour autant stimuler une soif intense. En fait, les sujets ayant consommé le plus de sel ont subi une diminution de leur hydratation, tout en conservant une quantité d'eau dans l'organisme.
Des résultats probants chez les rongeurs
Pour confirmer ces résultats, des tests effectués sur des souris ont montré une dynamique similaire : une plus grande rétention d'eau dans les reins. Ce processus, exigeant de l'énergie, a donc provoqué chez les rongeurs une sensation de faim, établissant un lien fascinant entre l’alimentation salée et la réponse corporelle.







