Un homme de 56 ans a été condamné ce vendredi à dix-huit mois de prison, dont douze mois avec sursis, par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence. Cette sentence fait suite à la commande en ligne d'une poupée à caractère pédopornographique. Une décision plus sévère que les réquisitions initiales du parquet, qui avait proposé une peine d'un an de prison.
La partie ferme de la peine sera purgée sous bracelet électronique, permettant au prévenu de rester en contact avec son entourage tout en étant soumis à une surveillance. En plus de cette peine, une interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs a été imposée pour une durée de cinq ans.
Cette affaire a été portée à l'attention des autorités par des employés de UPS, qui ont remarqué un colis endommagé dont la tête de la poupée était visible. Cette découverte se fait alors qu'un débat est à l'ordre du jour sur la vente de telles poupées par diverses entreprises, dont la société britannique Shein, actuellement sous surveillance.
Lors de son passage devant le tribunal, le condamné a justifié ses actions en parlant d'une “démarche personnelle pour retrouver confiance en soi.” Cependant, il est connu des services de justice, inscrit au fichier judiciaire des auteurs d'agression sexuelle pour des faits commis sur sa propre fille, lorsqu'elle était encore enfant.
Les enquêteurs ont également découvert sur son ordinateur des images d'enfants, ce qui soulève des préoccupations supplémentaires. Selon Me Joanny Moulin, avocat de la partie civile, cette attitude est pour le moins étrange. “Il avait contesté les faits initialement, avant de reconnaître une partie des accusations. Il semble maintenant revenir sur ses aveux,” a-t-il déclaré lors d'une interview à BFM Marseille.
Les poupées en question, outils de délinquance sexuelle, tombent sous le coup de la loi sur la diffusion de l'image ou la représentation de mineurs d'un caractère pornographique, passible de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.







