Lors d'une audience au tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, le procureur Olivier Poulet a requis une peine d'un an de prison avec sursis pour David W., un homme de 56 ans demeurant à Bouc-Bel-Air. Celui-ci est accusé d'avoir commandé une poupée à caractère pédopornographique sur la plateforme française Hydoll.fr.
David W., un électromécanicien inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles, a été interpellé à son domicile le 3 novembre 2025. Il est inculpé pour importation et détention d'images pédopornographiques. Le tribunal a rappelé qu'il avait été précédemment condamné en 2005 pour agression sexuelle sur sa fille.
Lors des débats, David W. a nié avoir l'intention d'utiliser la poupée pour des actes sexuels. Il a expliqué qu'il souhaitait filmer des interactions avec celle-ci dans le cadre d'une démarche thérapeutique pour retrouver confiance en lui. Ce type d'excuse a été critiqué par des psychologues et experts, qui soulignent les risques associés à de telles actions.
D'autres affaires similaires se sont récemment multipliées en France. En mi-décembre, une vingtaine de personnes suspectées d'avoir acheté des poupées à caractère sexuel sur des plateformes comme Shein et AliExpress ont été arrêtées. Selon les spécialistes, ces tendances inquiétantes mettent en lumière un problème sociétal plus large lié à la sexualisation précoce et aux comportements déviants.
Cette situation rappelle l'importance de la vigilance et de l'éducation autour de la protection des mineurs. Les experts en criminologie, tels que le Dr Jean-Pierre Olivier, insistent sur la nécessité d'une approche préventive afin de traiter ces comportements avant qu'ils ne s'installent. « L'achat de telles poupées peut être symptomatique de problématiques plus profondes », souligne-t-il. La société doit ainsi réfléchir aux mesures à mettre en place pour protéger les jeunes et prévenir ces dérives.







