Gilles Thomas, ex-maire de la commune de Plussulien dans les Côtes-d'Armor, a pris la décision de renoncer à son mandat le 25 septembre 2024 pour protester contre la fermeture d'une classe dans le cadre de la réforme éducative. Quinze mois après cette démission, l'agriculteur à la retraite témoigne de son expérience et des répercussions de cette décision sur sa vie personnelle et politique.
La démission de Thomas a été suivie par celle de six autres élus, entraînant des élections partielles peu après. Lors d'une récente interview, il a admis que la transition a été difficile : "Arrêter a été compliqué. Physiquement, j’étais fatigué. Psychologiquement, c’était difficile, car il n’y a eu aucun respect de la part de notre administration. Mais j’ai repris des forces." Thomas a occupé le poste de maire pendant plus de seize ans et son départ a suscité des discussions sur l'avenir de la commune.
En réfléchissant sur la situation politique actuelle en France, Thomas exprime ses inquiétudes face à la montée de l'extrême droite, déclarant que "les partis extrêmes ne sont pas loin". Selon lui, cette dynamique pourrait avoir un impact significatif sur les petites communes comme Plussulien. "Les préoccupations des habitants doivent être entendues, et il est crucial de ne pas négliger leurs voix," a-t-il ajouté lors d'un entretien avec Ouest-France.
De nombreux experts politiques partagent cette inquiétude, soulignant que la radicalisation des discours est observable dans plusieurs régions de France. Dans un contexte où les élections municipales approchent, les autorités locales doivent faire face à des défis croissants liés à la mobilisation des électeurs.
La démission de Gilles Thomas et son retour sur les événements montrent l'importance de l'engagement civique et l’impact que peuvent avoir des décisions sur les communautés locales. Son parcours soulève des questions essentielles sur la démocratie et la représentation politique dans les petites communes face à un paysage politique en mutation.







