À Reynès, dans les Pyrénées-Orientales, Laurent Arnaudiès a commencé la récolte de son mimosa dix jours avant la date habituelle, le 16 décembre. Selon lui, la météo, plus clémente cette année, favorisera une cueillette d'excellente qualité. « Je vise au moins deux tonnes d'ici février 2026 », confie-t-il avec optimisme.
Habituellement, la cueillette se déroule entre Noël et le Nouvel An. Les conditions climatiques cette saison, avec des pluies régulières et un ensoleillement adéquat, ont permis à ses plantes de s'épanouir. « Pour l’instant, il est exceptionnel, il n’a aucun défaut », déclare Laurent en dégustant l'arôme des fleurs fraîchement coupées.
Le producteur, qui définit son exploit « ma mine d’or », vend son mimosa à plus de trois euros le kilo, et a déjà écoulé plusieurs dizaines de kilos à des coopératives locales. Son inspection rigoureuse des plants lui permet de ne garder que les plus beaux. « Les branches aux teintes vert-jaune sont à jeter, elles ne sont pas bonnes pour la vente », avertit-il.
Pourtant, une menace plane sur sa récolte : une potentielle vague de gel. Les fleurs de mimosa peuvent être considérablement abîmées dès que les températures descendent sous -4 degrés Celsius. « À moins -7 degrés, la fleur gèle et change de couleur, perdant toute sa valeur », explique-t-il.
Cette saison s’annonce donc prometteuse, contrastant avec l’année 2021, marquée par la sécheresse qui avait eu raison de nombreux plants. Des experts en agriculture soulignent l’importance d’un climat équilibré pour des cultures de qualité. Selon Le Monde, « le mimosa, symbole de la région, est sensible aux variations climatiques », rappelant l’alerte sur l’impact du climat sur l’agriculture en France.
Dans l’attente de la fin de la récolte prévue à la mi-février, le producteur espère voir son rêve se concrétiser, tout en surveillant de près la météo qui pourrait influencer ce trésor florale.







