Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la récente frappe russe sur Kharkiv d’«odieuse», soulignant que deux missiles balistiques avaient atteint une zone résidentielle de la ville, causant de nombreux blessés. Selon le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, au moins 19 personnes, y compris un nourrisson de six mois, ont été touchées lors de cette attaque sur un immeuble de plusieurs étages.
Les images de la scène, rapportées par un journaliste de l'AFP, montrent une rue parsemée de gravats, avec des flammes encore présentes et des vitres brisées. Les blessés, âgés de 20 à 70 ans, ont subi des traumatismes dus à l’explosion et aux éclats de verre. Les autorités médicales ont été mobilisées immédiatement pour secourir les victimes, et des témoignages de résidents dévastés affirment que la situation est catastrophique.
Cette attaque survient dans un contexte de tension accrue, alors que la Russie accuse l’Ukraine d’avoir causé la mort de 27 personnes dans une frappe récente sur un lieu occupé par ses troupes. Dans le même temps, des sources comme Le Monde rapportent que la situation sur le terrain reste volatile avec des allégations réciproques des deux camps, et les tensions géopolitiques continuent de monter.
Les experts en relations internationales, tels que le professeur Jean-Pierre Filiu, indiquent que ces frappes ne sont pas seulement des actes de guerre, mais aussi des tentatives de la Russie de dissuader l'Ukraine de recevoir un soutien militaire international. «Malheureusement, c'est ainsi que les Russes traitent la vie et les gens - ils continuent de tuer, malgré tous les efforts dans le monde pour instaurer la paix», a déclaré Zelensky lors d'une déclaration sur Telegram.
Alors que la communauté internationale appelle à la retenue, les événements de Kharkiv rappellent à tous que la guerre en Ukraine a de véritables conséquences humaines et que la paix semble encore lointaine.







