Dans une interview accordée à la chaîne VTV, le président vénézuélien Nicolás Maduro a fait preuve de prudence concernant les déclarations du président américain Donald Trump, qui a mentionné une possible attaque sur des installations portuaires au Venezuela. Tout en n'affirmant ni démentant cette information, Maduro a exprimé sa disposition à entamer des discussions avec Washington pour aborder la lutte contre le narcotrafic et les investissements pétroliers.
Les tensions entre le Venezuela et les États-Unis sont montées d'un cran, notamment suite au renforcement des sanctions américaines et à l'envoi d'une flottille militaire dans les Caraïbes. Trump a accusé Maduro de diriger un réseau de narcotrafic, tout en révélant la destruction d'une zone utilisée pour le transport illégal de drogue. Malgré ce climat tendu, Maduro a réitéré sa volonté d'une coopération, affirmant : « Si les États-Unis souhaitent discuter sérieusement, nous sommes prêts ».
Le président vénézuélien a également évoqué une coopération récente sur la question des migrants, un sujet crucial pour l'administration américaine. Il a précisé que « tout fonctionnait parfaitement » jusqu'à ce que les États-Unis décident de ne plus poursuivre l'expulsion des migrants. Cela illustre la complexité des relations entre les deux nations, marquées par des accusations mutuelles et des enjeux économiques.
Afin de montrer un geste de bonne volonté, Maduro a annoncé la libération de 88 personnes incarcérées suite à des élections contestées, ajoutant ainsi une dimension politique à la discussion. Les organisations telles que Provea mettent en lumière la situation des droits humains dans le pays, soulignant la persistance de la répression.
Pour davantage d'informations, des experts en relations internationales pensent que ces négociations pourraient déboucher sur des accords significatifs si les deux parties font preuve de bonne volonté et d'ouverture. Comme le souligne le spécialiste de la politique latino-américaine au sein d'un institut parisien, « l'histoire récente montre que malgré les tensions, des dialogues ont toujours été possibles ».







