Selon une récente analyse publiée par le Financial Times, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE) depuis 2019, geniet d'un salaire annuel de 726 000 euros, soit près de 56% de plus que les 466 000 euros initialement déclarés. Cette révélation soulève des questions cruciales sur la transparence salariale au sein des institutions européennes, comme l'a souligné l'eurodéputé allemand Fabio De Masi.
En plus de son salaire de base, Lagarde bénéficie d'un ensemble d'avantages non mentionnés dans les rapports annuels de la BCE. Parmi ces avantages, on trouve 135 000 euros consacrés à son logement et 125 000 euros annuels en tant que membre du conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux (BRI). Ces informations, bien qu'elles aient fait l'objet de critiques, illustrent la manière dont certaines rémunérations sont dissimulées, provoquant des préoccupations quant à l'équité salariale dans le secteur public.
La réflexion sur ces salaires intervient dans un contexte où l’égalité salariale est au cœur des débats politiques en Europe. Les voix s’élèvent pour demander une plus grande transparence et une responsabilité accrue pour les dirigeants d'institutions aussi influentes. Alors que le salaire de Lagarde excède celui de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de 21%, les attentes envers les responsables de haut niveau n'ont jamais été aussi élevées.
Les critiques pointent du doigt le fait que Lagarde, en tant que la fonctionnaire la mieux payée de l'UE, devrait servir de modèle en matière de responsabilité et d'équité. Comme le souligne le Midi Libre, cette situation suscite des interrogations sur les standards de rémunération et leur adéquation avec la réalité économique des citoyens européens.







