La salmonelle, bactérie responsable d'intoxications alimentaires, infecte chaque année 19 800 personnes en France. Mais une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université du Nevada laisse entrevoir l'espoir d'une solution durable.
Un fléau culinaire
Présente dans la viande et les œufs crus, la salmonelle prolifère dans les intestins des personnes et des animaux affectés. Elle provoque des symptômes tels que diarrhées, crampes, et parfois des fièvres. Avec une résistance croissante aux antibiotiques, cette infection devient un réel enjeu de santé publique.
Une approche novatrice : l'utilisation des bactériophages
Les chercheurs ont mis au point une méthode innovante consistant à exposer la salmonelle à des bactériophages, souvent appelés « virus bactériens ». Ces agents, qui ne nuisent pas aux cellules humaines, ciblent spécifiquement les bactéries pathogènes.
Pour tester leur hypothèse, l'équipe a inoculé de la salmonelle à des steaks hachés de boeuf, de volaille et de porc, puis a ajouté le bactériophage Myovirus, qui s'attaque à la fois à Escherichia coli et à la salmonelle.
Des résultats prometteurs
Les résultats de l'étude sont frappants : les scientifiques ont observé une réduction de 90 % des bactéries présentes dans les échantillons. Amilton de Mello, principal auteur de l'étude, s'est dit satisfait de ces résultats encourageants : « La quantité de salmonelles a été divisée par 10 dans la viande hachée. »
Bien que cette technique doive encore être validée et adoptée par l'industrie agro-alimentaire, des mesures préventives restent cruciales en cuisine. Il est essentiel de cuire les aliments à au moins 65°C pendant 5 à 6 minutes, de se laver les mains avant toute préparation, et de conserver correctement la viande et les œufs au réfrigérateur.







