"Nous avons en France un niveau de menace qui reste sérieux", a déclaré ce vendredi 13 février Jean-François Ricard, ancien procureur du Parquet national antiterroriste (Pnat), sur Franceinfo. Ses propos font suite à l'attaque sur des gendarmes à l'Arc de triomphe, où un assaillant a été abattu après avoir tenté de les agresser avec un couteau.
Ricard a souligné qu'il existe de nombreux indices depuis l'automne dernier indiquant que la menace terroriste demeure élevée. Selon lui, "la multiplication des incidents sur le territoire européen, notamment en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France, en est révélatrice". Il évoque également la récente enquête sur l'assassinat d'un chrétien irakien à Lyon, un cas désormais géré par le pôle antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris.
Le Pnat a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" ainsi que pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle".
D'après les premiers éléments recueillis, l'assaillant a "attaqué un militaire de la gendarmerie à l'aide d'un couteau et d'une paire de ciseaux". En riposte, un gendarme a fait usage de son arme pour "neutraliser l'assaillant" sans que le gendarme attaqué ne soit blessé.
Un homme déjà condamné pour tentative d'assassinats
Il s'avère que l'assaillant, un ressortissant français, avait été condamné en 2013 en Belgique à 17 ans de réclusion criminelle pour "tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste", ayant ciblé trois policiers. Les faits s'étaient déroulés à Molenbeek en juin 2012. Après avoir purgé sa peine, il a été transféré en France en janvier 2015 et relâché en décembre dernier avec un suivi judiciaire établi.
Interrogé sur la situation actuelle, l'expert souligne que "les menaces en matière de sécurité publique restent préoccupantes, avec un risque endogène qui perdure". Selon lui, les autorités doivent demeurer vigilantes, car "les actions planifiées ou dirigées restent moins fréquentes, mais ne sont pas exclues".







