C’est bon, Bon ? Temps de lecture : 3 min. 56
L'adresse à noter : Bon (25, rue de la Pompe, 75016 Paris ; tel : 01 40 72 70 00) fait un retour flamboyant. Rénové par Philippe Starck, ce lieu se pare d'un design pop ludique, avec capitonnages, lustres en Murano et un éclairage rythmé qui évoque une nostalgie des années 80. On pourrait presque parler de poésie nocturne, agrémentée de fausses bibliothèques et de canapés profonds. Cependant, un nom comme Bon s'accompagne d'une pression supplémentaire, similaire à porter le nom d'une icône. Cela crée des attentes élevées et des critiques acerbes. Pourtant, Paris regorge de tables méritantes, entre Bastille et le XVIe arrondissement.
L'accueil, bien que d'une gentillesse parfois exagérée, est un point fort. Ici, un service chaleureux est devenu la norme et la clientèle, relax, ne s'ennuie pas. Le chef de l'époque, Jean-Marie Amat, connu pour ses plats audacieux, a laissé place à une carte plus asiatique, un choix parfois déroutant pour les Parisiens peu familiers avec ces cuisines. Cela crée une curiosité, et une compétition entre plats traditionnels et inspirations exotiques.
La carte, minimaliste et évoquant celle des Costes, propose des plats comme des nems qui intriguent sans frissonner. Plus audacieuse, la sole au caramel et au citron se présente élégamment, mais question goût, elle déçoit. À 32 euros, l'assiette semble plus préoccupée par son prix que par l'intérêt de ses saveurs. On attendait une expérience culinaire mémorable, mais la réalisation laisse à désirer. Les desserts, comme cette panna cotta aux multiples masques, ne font que confirmer une addition salée : 195 euros pour deux, incluant une entrée partagée et un Saint-Joseph Guigal à 60 euros. Verdict : Bon ? Plutôt bonbon.







