Karine Desroses proteste contre la reculade du gouvernement et demande « la liberté de travailler » pour les artisans de la branche alimentaire et les fleuristes.
Karine Desroses, présidente de la chambre de métiers de la Vienne, exprime son indignation suite au revirement du gouvernement concernant le droit de travail le 1er mai : « C’est incompréhensible. Depuis un an, nous avons discuté de cette question. Nous aurions pu trouver un terrain d’entente ! »
Elle considère que les artisans des secteurs alimentaires et les fleuristes devraient pouvoir ouvrir leurs établissements avec des employés volontaires : « Je ne conteste pas la signification du 1er mai. Avant, il y avait une certaine tolérance. Nous pouvions travailler ce jour-là, souvent avec une double rémunération et une option de récupération. Cela devrait rester à la discrétion de chaque artisan et de ses salariés. »
La présidente insiste sur l'importance de cette flexibilité dans un contexte économique difficile : « Nous avons un besoin urgent de travailler. L’ouverture un jour férié pourrait signifier une augmentation de chiffre d’affaires de + 20 % à + 25 %. Quand les grandes surfaces ferment, cela pousse les clients vers les commerces de proximité. »
Les artisans expriment leur désarroi face à la situation actuelle. Des experts, comme Alain Pierre de l'Union des artisans de France, soulignent la nécessité d'un dialogue entre le gouvernement et les représentants des métiers : « Une approche plus inclusive permettrait de trouver des solutions viables pour soutenir les artisans tout en respectant les traditions. »







