À Nîmes, un chantier ambitieux s'étend le long de près de 400 mètres de voie ferrée, visant à renforcer et sécuriser les murs de soutènement. Ces travaux, débutés le 7 avril, s'achèveront à la fin du mois, avec une réouverture prévue pour le 30 avril.
Des équipes de techniciens s'affairent sur le site, équipées de casques et en combinaison orange, travaillant sans relâche pour garantir la solidité des murs de soutènement de cette ligne historique du Cévenol. "Ce chantier est sans précédent depuis l'ouverture de la ligne, relevant d'une véritable opération de grande envergure", souligne Jean-François Pérez, responsable du chantier.
La nature des opérations interdit la circulation des trains, entraînant ainsi la mise en place de cars de substitution pour minimiser les perturbations, en particulier pour le transport scolaire pendant les vacances de printemps.
Les travaux consistent notamment à ériger des murs en béton et à installer des systèmes d’évacuation d’eau en cas de fortes pluies. Ces précautions visent à prévenir les éboulements potentiels et à protéger la sécurité des passagers.
Un chantier de grande ampleur et des investissements significatifs
Bien que certaines structures aient été conservées et rénovées, de nouveaux éléments ont également été intégrés. “Notre objectif est d’éviter des chutes de pierres sur les trains, ce qui obligerait à limiter leur vitesse sans ces travaux”, précise Jean-François Pérez, ajoutant que jusqu'à présent, seules des opérations de maintenance avaient été effectuées.
Les travaux ne se limitent pas à Nîmes, d'autres projets similaires se poursuivent à Saint-Cécile d’Andorge et Vénézonbres. Ces initiatives sont cruciales pour maintenir l'intégrité de la ligne, avec des rénovations de rails et de traverses en cours dans divers points de la région.
Pour cet été, c’est le changement de 3 000 traverses qui est planifié en Lozère, nécessitant une fermeture nocturne de la ligne. Le budget total de ces travaux ambitieux s'élève à 3,2 millions d'euros, avec une contribution de SNCF Réseau ainsi que de la Région. À Nîmes, les travaux en cours nécessitent un investissement de 350 000 euros.
Une ligne importante pour notre région
Lors d'une visite de chantier, Frédéric Jallut, directeur régional adjoint de SNCF Réseau, a mis en avant le soutien indispensable de l'État et de la Région Occitanie. Il a également souligné l’implication des agents et des entreprises telles que HTPI et Stras. Selon Emmanuelle Arnaud, directrice de la ligne TER, la réhabilitation de la ligne est une priorité pour garantir la sécurité des usagers et le bon fonctionnement du réseau. “Il est essentiel de maintenir ces infrastructures, ce qui demande un engagement fort", a ajouté Jean-Luc Gibelin, vice-président à la Région en charge des transports.







