Du 4 au 6 juin, le palais du Pharo à Marseille a été le théâtre du congrès européen de la meunerie, un événement qui souligne les défis majeurs auxquels fait face ce secteur traditionnel. En Provence, le nombre de meuneries a drastiquement chuté, passant d’une centaine au siècle dernier à seulement une dizaine aujourd'hui.
Durant ces trois journées, Marseille s'est transformée en la capitale européenne de la meunerie, réunissant des professionnels venant non seulement des quatre coins de l’Europe, mais également de pays comme le Maroc, la Turquie et l’Ukraine. Ce rassemblement a été l'occasion d'échanger sur les défis actuels de la filière de la farine. Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF), a justifié ce choix d'organiser l'événement à Marseille, la qualifiant de "ville européenne, ouverte sur le monde, où la Provence abrite de belles entreprises familiales de meunerie."
Ce congrès a aussi permis d’aborder les nouvelles tendances et les attentes des consommateurs, notamment en matière de produits locaux et de qualité. Les experts ont souligné l'importance de l'innovation pour revitaliser le secteur, qui doit faire face à des défis environnementaux et économiques croissants. Selon une enquête récente de Les Echos, la digitalisation et les pratiques durables sont au cœur des préoccupations des meuniers.
En somme, ce congrès a été l'occasion de renforcer les liens entre les acteurs de la filière et de réfléchir ensemble à l'avenir de la meunerie en Europe. Ces échanges sont cruciaux pour le développement d'une industrie qui, malgré ses défis, continue de jouer un rôle essentiel dans le paysage alimentaire du continent.







