Travailler en extérieur lors de températures extrêmes peut s'avérer particulièrement dangereux, comme l'illustre le décès tragique d'un jeune couvreur de 19 ans en mai dernier dans la Drôme, victime d'hyperthermie. Cette tragédie pousse le ministre à appeler à une flexibilité dans l'organisation du travail. Dans ses déclarations récentes sur RTL, il déclare avoir demandé aux préfets de ne pas hésiter à suspendre les chantiers si la situation l'exige.
"Près d'une dizaine de départements, dont le Puy-de-Dôme et la Haute-Garonne, appliquent ces arrêtés pour protéger les travailleurs", indique-t-il.
“Il ne faut pas être égoïste”
Il était clair dans ses propos : certains préfets permettent le démarrage des chantiers dès 5 heures du matin. En réponse aux maires qui s'opposent à ces horaires pour préserver le sommeil des riverains, Farandou a affirmé que la santé des salariés devait primer.
"Il ne faut pas être égoïste. Oui, le sommeil des riverains pourrait être un peu perturbé, mais je suis sûr qu'ils comprendront la situation", a-t-il déclaré.
En 2025, un décret impose aux employeurs de prendre des mesures pour protéger leurs équipes contre la chaleur, y compris l’adaptation des horaires et l'augmentation des pauses. Avec 1.400 contrôles effectués récemment, le ministre s'assure que ces règles sont respectées.
Une collaboration internationale pour mieux gérer la chaleur
Le ministre a également annoncé un échange prévu avec sa collègue espagnole pour découvrir les pratiques d'adaptation à la chaleur, alors que la France commence à vivre des températures similaires à celles du sud de l'Europe. "Nous devons apprendre de leurs méthodes", a-t-il précisé.
"Faut-il vraiment que tous les examens se déroulent en juin? Ou que les finales sportives aient lieu à cette période?", interroge-t-il.
Enfin, bien que certaines voix proposent d'instaurer un congé climatique de cinq jours, Farandou reste sceptique, plaidant plutôt pour une meilleure adaptation des conditions de travail. "Ces jours ne résolvent pas la question de la santé au travail", conclut-il.







