Les cours du pétrole, qui avaient gagné environ 2% jeudi suite à l'annonce d'une attaque ayant endommagé un cargo près des côtes omanaises, sont retombés ce matin. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) se négocie à 70,97 dollars, enregistrant une baisse de 1,32%, tandis que le Brent, référence européenne, voit son prix descendre à 74,23 dollars, soit une chute de 1,37% (données de 03h00 GMT).
L'incident a conduit l'OMI à mettre en pause son plan d'évacuation du détroit d'Ormuz, une décision prise pour garantir la sécurité des marins, selon des sources américaines signalant que l'attaque serait liée aux forces armées iraniennes. Celles-ci auraient utilisé un projectile d'origine indéterminée, comme le rapportent des informations du UKMTO, l'agence de sécurité maritime britannique.
En réponse à cette situation, les autorités maritimes iraniennes ont averti que tout passage non conforme aux directives iraniennes se ferait sans garanties de sécurité ni couverture d'assurance. Cette menace soulève des questions sur la sécurité des routes maritimes, car le détroit d'Ormuz est stratégiquement crucial, représentant jusqu'à 20% du commerce mondial d'hydrocarbures.
"Pas d'un accord à n'importe quel prix"
Alors que la tension monte dans la région, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a récemment rassuré les alliés du Golfe lors d'une tournée. Il a souligné que même si les États-Unis cherchent un règlement au conflit avec l'Iran, ce ne sera pas à n'importe quel coût, insistant sur la nécessité d'un accord qui préserve les intérêts américains.
"Nous souhaitons un accord, mais pas à n'importe quel prix", a-t-il déclaré pendant sa visite à Bahreïn, où il s'est adressé à ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
La situation dans le détroit d'Ormuz évoque des enjeux géopolitiques critiques. Des experts en géopolitique soulignent que les tensions entre l'Iran et les États-Unis pourraient continuer à perturber les marchés pétroliers. Nicolas Dufour, analyste à l'Institut des relations internationales, indique que la continuité des perturbations pourrait augmenter le risque de fluctuations importantes sur les marchés mondiaux dans les semaines à venir.







