Le leader de l'aéronautique, Airbus, collabore avec le motoriste allemand MTU afin de développer un système propulsif innovant pour un futur avion à hydrogène de 100 places. Cette annonce, faite mardi, fait suite à un premier accord signé l'année dernière concernant la propulsion à hydrogène par pile à combustible.
Cette nouvelle coentreprise, dont Airbus détiendra plus de 50 %, devra passer par des approbations réglementaires et un dialogue social avant de pouvoir commencer son activité en 2027. Son but est de concevoir et de commercialiser un moteur entièrement électrique, soutenu par une pile à hydrogène, qui doit permettre de répondre aux défis environnementaux du secteur aéronautique.
D'après des sources telles que Le Monde, Airbus s'est orienté vers cette technologie après des tests concluants sur banc d'essai. Les défis techniques sont considérables, notamment la nécessité de produire suffisamment de puissance électrique pour faire décoller un appareil lourd tout en optimisant la masse et la taille des piles et moteurs. L'enjeu des réservoirs à hydrogène liquide, destinés à fonctionner à des températures extrêmes (-253 °C), est également crucial.
Avec ce partenariat, Airbus marque son entrée sur le marché des motoristes, traditionnellement dominé par des acteurs comme Safran ou GE. MTU, de son côté, renforce sa position dans la chaîne de valeur de l'industrie. Bien que ce projet soit prometteur, Airbus souligne que ce système ne sera pas destiné à ses modèles actuels, comme l’A320neo, mais à un futur Airbus dénommé Zero-e, prévu pour 2045.
Les experts s'accordent à dire que cette initiative représente un pas significatif vers un avenir aéronautique plus durable. Selon des analystes de l'industrie, ce type de coopération est essentiel pour développer des solutions innovantes face aux défis environnementaux croissants.







