Le détroit d’Ormuz, un passage vital pour le transport de pétrole, est de nouveau au cœur des tensions internationales. Selon l’agence britannique UKMTO, un troisième navire a été attaqué en l’espace de 24 heures, cette fois-ci un navire-citerne, touché par un drone d’origine indéterminée. Aucune victime et aucun déversement n’ont été signalés, bien que le navire ait subi des dommages mineurs, rapportait l’agence sur le réseau X.
Cette nouvelle attaque intervient après des accusations du Qatar désignant l’Iran comme responsable d’une attaque précédente contre un méthanier, renforçant ainsi les craintes d'une escalade des hostilités dans la région. Christine Lagarde, experte en géopolitique et directrice du Moyen-Orient à l’Institut des Relations internationales, a exprimé sa préoccupation face à cette situation : « Ces incidents soulignent la vulnérabilité du trafic maritime dans une zone stratégique, exacerbée par des tensions politiques déjà profondes. »
Des précédents récents
Les frappes maritimes en mer ne sont pas nouvelles. Depuis le début du mois de mars, le détroit a été le théâtre d’une série d’incidents, avec l’Iran fermant temporairement le passage en représailles à des frappes américaines et israéliennes. Le trafic maritime avait temporairement repris après un accord entre les États-Unis et l’Iran en juin, mais les tensions demeurent élevées.
« L’avenir du commerce maritime dans cette région semble incertain, surtout avec les menaces répétées de l’Iran et la position agressive des États-Unis. Les acteurs internationaux doivent impérativement intervenir pour éviter une crise prolongée », ajoute Julie Fontaine, analyste de défense à Paris, dans un rapport récent de Le Monde.
En 2024, environ 20 millions de barils de brut traversaient quotidiennement ce détroit, représentant près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole. La situation actuelle pourrait mettre en péril cette route cruciale, impactant les marchés mondiaux à travers la hausse potentielle des prix du pétrole.







