L'incendie dévastateur des Pyrénées-Orientales, qui a entraîné l'évacuation de 10 000 personnes le 5 juillet, a montré des signes de ralentissement. Cependant, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que des interventions supplémentaires seraient nécessaires dès le 7 juillet pour protéger les résidents encore menacés. Les flammes ont brûlé environ 4 900 hectares, laissant un bilan inquiétant de 11 personnes blessées, dont sept pompiers.
Les équipes de pompiers se préparent à recevoir de nouveaux renforts aériens pour lutter contre le flanc le plus préoccupant du feu. Deux avions nationaux accompagnés de six autres provenant de l'Europe seront déployés, équivalant à l’impact en projection d’eau de quatre Canadair, comme l’a détaillé Nuñez. Dans le massif des Aspres, le feu a principalement affecté des zones forestières et des garrigues, tandis que le village de Rodès a subi des dommages notables. Son maire, Marc Bianchini, a déclaré à l’AFP : "À certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique." Au total, une vingtaine d’habitations et une trentaine de véhicules ont été consommés par les flammes.
Des mois sans pluie compliquent la situation
Le feu, qui a débuté à Trévillach, a rapidement progressé pendant le week-end. Bien qu'il ait ralenti, les habitants de plusieurs communes doivent encore attendre avant de regagner leurs maisons. Le préfet a remercié les évacués pour leur engagement civique, mais a conseillé de ne pas retourner chez eux tant que le danger persiste. Le risque d'incendie demeure critique, relaté par Charlotte Couture de Météo-France : "Il n'y a plus d’un mois qu'il n’a pas plu, et plus de deux mois sans précipitations significatives."
Cette sécheresse prolongée a également conduit à un épisode de pollution aux particules fines, incitant les autorités à recommander aux personnes vulnérables de limiter leurs activités physiques. Le Gard voisin fait face à trois feux actifs, tandis qu'un autre incendie a récemment engendré l'évacuation de 3 000 personnes dans d'autres communes. L'extrême chaleur, avec des pics à 40°C, complique la situation dans cette région déjà éprouvée.
Enfin, de l'autre côté de la frontière espagnole, un incendie a brûlé plus de 2 000 hectares près de la Costa Brava, exacerbant les craintes liées aux feux de forêt dans la région.







