Dans la ville de Pampelune, la passion des habitants semble inébranlable. Nagore, venue des Canaries pour célébrer le Chupinazo, partage son enthousiasme : "Je suis ici pour faire vivre la fête, car il ne faut pas la perdre." Quelques mètres de la Plaza Consistorial, elle et ses amis savourent un festin avec du pain et de la tortilla, deux heures avant le grand événement. Face à la chaleur, elle s'assure d'une hydratation adéquate, sans oublier de préciser que des bouteilles de Don Simon « sont bien présentes ».
L'Aemet (Agence météorologique de l'État espagnol) a annoncé une alerte orange pour la chaleur, de 13 heures à 20 heures, mais l'espoir d'un temps clément perdure. Les Festayres s'offrent déjà des dizaines de bouteilles de sangria, desquelles certaines sont destinées à arroser le public.

Préparatifs sous le soleil
Au pied de l'hôtel de ville, les journalistes prennent des précautions pour protéger leur matériel des éclaboussures de vin, très en vogue lors des festivités. Andy, un reporter de TVE, évoque l'importance de plastifier son équipement. Alors que les premières gorgées de sangria commencent à fusée, la chaleur devient encore plus palpable.
À 11 heures, à mesure que le soleil grimpe dans le ciel, seuls quelques spectateurs ont trouvé refuge à l’ombre. La pharmacie locale indique 27 degrés, mais les températures ressenties sont certainement plus élevées. Avec impatience, le public attend le coup de sifflet tant attendu. Les cris d'excitation percent la chaleur écrasante alors que les premiers rythmes festifs retentissent.
Paco et Charlie, amis Français au cœur de la foule, partage leur expérience : "C’était intense, mais je pense qu'il y avait moins de monde cette année," dit Paco. Il enchaîne sur l’importance d'une bonne hydratation pendant ces événements : "Il faut s’hydrater trois jours avant et en permanence pendant !" Un conseil avisé pour tous ceux qui prévoient de se joindre à la fête la semaine prochaine, espérant que la chaleur baisse.







