À midi, le 6 juillet, le mythique Chupinazo a annoncé le début de la San Fermín. Dans une ambiance électrisante, des milliers de participants ont entonné des hymnes, célébrant ensemble l’ouverture de cette fête emblématique, tout en supportant une chaleur écrasante.
Sur la Plaza Consistorial, les gens se pressent tandis que les températures grimpent. Les litres de sangria déversés dans l’air mettent en scène une excitation palpable, à quelques instants du célèbre tir qui marque le début d’une célébration qui durera six jours.
Iker, un habitant de Pampelune, et ses amis ne manqueraient cet événement pour rien au monde. "Nous avons grandi avec ces festivités, ça fait partie de nous", s’exclame-t-il, avec un large sourire. L’énergie de la foule est à son comble alors qu'ils lancent une ola, peu importe les éclaboussures de sangria sur leurs vêtements. "C'est toujours dans le respect que cela se vit", ajoute-t-il, illustrant l'esprit festif qui règne.
Messages politiques au cœur des festivités
Les temps forts de la célébration ne se limitent pas à la fête. À mesure que l’heure du Chupinazo approche, de nombreux messages politiques émergent des balconnières. Des drapeaux aux couleurs de la Palestine flottent à côté de ceux du Pays basque, témoignant de l'engagement social qui cohabite avec la fête. À environ 11 heures, une grande toile noire recouvre une partie de la foule, formant le message "Destroy Israel" visible du ciel.
Le rythme s'accélère alors que l’heure du tir approche. Des milliers de bras lèvent le célèbre pañuelo rouge, et la foule s’exprime dans un cri collectif : "Pamplonesas, Pamploneses, ¡Viva San Fermín! Iruindarrak, ¡Gora San Fermín!". Un dernier élan d'énergie explose au sein des festivaliers avant que les musiciens traditionnels, les gaiteros, ne prennent le relais, faisant battre le cœur de Pampelune au rythme des tambours jusqu'au dimanche suivant.







