Les derniers chiffres du gouvernement, publiés ce lundi, révèlent une baisse des prix des carburants, bien que leur niveau demeure supérieur à celui d'avant le conflit au Moyen-Orient. À l'approche des vacances estivales, cette tendance à la baisse est encouragée par des signes d'apaisement dans la région.
Selon le ministère de la Transition écologique, le litre de gazole s'élève en moyenne à 1,8630 euro, soit une légère stagnation par rapport à la semaine précédente. L'essence a également connu une légère diminution, se chiffrant à 1,9211 euro pour le SP95. En dépit de ces baisses, les prix restent nettement plus élevés que ceux de l'an dernier, révélait une enquête de Le Monde.
La dynamique haussière semble être freinée par un accord dernièrement conclu entre les États-Unis et l'Iran, un point crucial pour le marché pétrolier international. Depuis cet accord, le prix du gazole a chuté de 45 centimes, atteignant des niveaux parmi les plus bas depuis le début du conflit. Le mouvement haussier des prix de l'essence a également été atténué, enregistrant une baisse de 14 à 18 centimes depuis mai.
Malgré cette apparente embellie, la fragilité du marché est à considérer. Le baril de Brent demeure à 71,70 dollars, un montant encore supérieur aux précisions antérieures à la guerre. La facture des carburants reste en moyenne de 19 à 21 centimes plus élevée qu'avant le conflit, et le coût du gazole était de 1,59 euro en 2022 à la même période.
Face à cette situation, TotalEnergies a déclaré son intention de maintenir le plafonnement des prix à la pompe, en particulier dans ses stations situées dans les zones rurales. Le gouvernement, de son côté, appelle à la patience, dans l'attente d'une stabilisation des prix. Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a affirmé que le marché pourrait prendre encore trois à quatre mois pour se réajuster.







