Selon les récentes prévisions de la Banque mondiale, la croissance mondiale devrait atteindre 2,6 % en 2026, avant de légèrement progresser à 2,7 % en 2027, malgré de nombreux défis tels que la guerre et l'inflation. Toutefois, cette résistance apparente cache une « atrophie » inquiétante des investissements et un décrochage des pays les plus pauvres.
Les États-Unis, moteurs de l'activité économique
Les États-Unis se manifestent comme un leader économique crucial, représentant près de deux tiers de la révision à la hausse des prévisions mondiales, avec une croissance estimée à 2,2 % en 2026. Ce dynamisme résulte de l'essor des technologies de l'intelligence artificielle (IA) et de l'investissement financier qui stimulent la productivité, compensant ainsi le déclin des secteurs industriels traditionnels.
Des entreprises ont également réagi aux tensions commerciales en stockant des marchandises, augmentant temporairement le commerce mondial. Cependant, cette tendance pourrait ralentir alors que les barrières douanières prennent le dessus sur les chaînes de valeur.
Une atrophie préoccupante de l'investissement
Sous cette surface économique dynamique se cache une crise d'investissement. D'après la Banque mondiale, la croissance de l'investissement par habitant a chuté de 8 % dans les années 2000 à 2,5 % aujourd'hui. Ce phénomène menace la capacité de l'économie mondiale à croître à long terme. Les investissements dans des infrastructures de base sont particulièrement touchés, exacerbant les inégalités entre le Nord et le Sud.
Le décrochage des pays à bas revenus
Un quart des pays les plus pauvres n'ont pas encore retrouvé leur niveau de richesse d'avant la crise de 2019, accentuant la fracture entre les économies avancées et celles en développement. Ces nations affrontent une dette croissante et un déclin des investissements directs étrangers. La Banque mondiale souligne l'angoisse croissante face à l'incertitude politique et aux marchés instables.
Un défi démographique de taille
Le marché du travail est également confronté à un défi immense : environ 1,2 milliard de jeunes entrants sur le marché d'ici dix ans. Les prévisions d'emplois ne parviennent pas à répondre à cette demande massive, risquant d'enfermer ces pays dans un cycle de pauvreté.
Une Europe en difficulté et une Chine en mutation
Du côté européen, la croissance est faible, avec une prévision de 0,9 % en 2026, conséquence d'une demande extérieure stagnante et d'une compétitivité réduite dans certains secteurs industriels. À l'extérieur, la Chine subit un léger ralentissement, dont la croissance est prévue à 4,4 % en 2026, minée par une crise immobilière persistante.
Ce contexte incite à réfléchir à la direction que prend l'économie mondiale. La transformation vers un capitalisme de l'immatériel pourrait laisser derrière elle ceux qui peinent déjà à faire face aux défis de développement. Pour trancher ces problématiques, il est crucial que les décideurs renforcent les cadres budgétaires et envisagent des stratégies d'investissement à long terme. La simple gestion de la conjoncture actuelle ne suffira pas à éviter la stagnation.
Ces informations s'inscrivent dans un contexte plus large, souvent abordé par des experts de l'économie, qui pointent un possible avenir où les inégalités entre régions se creuseraient davantage faute d'interventions décisives. Cette dynamique nécessite une attention urgente et une action collective pour bâtir un avenir plus équitable.







