Le service national volontaire, mis en place pour les jeunes de 18 à 25 ans, s'annonce comme un moyen de renforcer le lien entre les citoyens et l'armée française. Bien que ce dispositif, développé par le ministère des Armées, soit sur la base du volontariat et d'une durée de dix mois, une question reste en suspens : ces jeunes volontaires risquent-ils d'être mobilisés en cas de guerre ?
Conformément aux précisions offertes par le ministère, les jeunes qui accomplissent ce service sont classés dans la « réserve opérationnelle de disponibilité de niveau 2 » pour une durée de cinq ans. Ils ne seront mobilisables qu'en cas de décret présidentiel indiquant une mobilisation partielle ou générale. Cela signifie que la mobilisation, en cas de guerre, pourrait concerner ces jeunes, mais uniquement sous des conditions précises et exceptionnelles.
Certaines voix, comme celle de Thibaud Mulier, maître de conférences en droit public à l'université Paris-Nanterre, soulignent que les jeunes ayant suivi ce service pourraient être appelés avant d'autres citoyens, compte tenu de leurs compétences acquises. Cela pourrait être un avantage dans un contexte de conflits armés, où leur formation serait bénéfique. Cependant, il insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'automaticité dans cette mobilisation.
Le nouveau service national volontaire, bien qu'il ne soit pas une conscription, revêt un rôle important dans le paysage sécuritaire français. En cas de crise majeure similaire à celles vécues au cours du 20ème siècle, il est probable que des mesures de mobilisation générale soient envisagées, nécessitant l'approbation du Parlement, comme l'indique Catherine Vautrin, ministre des Armées.
La question sur les mobilisations futures mérite d'être posée. Les précédentes mobilisations générales en France n'ont pas eu lieu depuis la Seconde Guerre mondiale, mais le scénario d'un conflit de haute intensité dans un cadre européen pousse à la réflexion sur le rôle que pourraient jouer les jeunes volontaires dans une telle situation. En attendant, les jeunes Françaises et Français sont encouragés à participer à ce dispositif, renforçant ainsi les capacités opérationnelles de l'armée, tout en gardant en tête les implications d'un engagement potentiel en période de crise.







