Ryanair, la célèbre compagnie aérienne à bas coût, a récemment exprimé son mécontentement face à la politique fiscale belge, annonçant une baisse significative de ses capacités à l'aéroport de Charleroi. Michael O'Leary, le PDG de la compagnie, n'a pas mâché ses mots en qualifiant les décisions des autorités comme "stupides" et contre-productives pour la croissance du secteur.
Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, O'Leary a souligné que la mobilité des passagers et du transport aérien est essentielle et que les nouvelles taxes, telles qu'une taxe communale prévue de 3 euros par passager au départ de Charleroi, pourraient entraîner une baisse de 10 % du trafic. Pour Ryanair, Charleroi représente un hub majeur en Europe, reliant de nombreuses destinations, notamment en Méditerranée.
La taxation sur les voyages aériens en Belgique a été augmentée par le gouvernement mené par Bart De Wever, une décision qui s'inscrit dans un contexte plus large où d'autres pays européens optent pour la réduction des charges fiscales afin de stimuler leur industrie aérienne. Cela semble paradoxal dans un climat où la concurrence devient de plus en plus féroce. "Ryanair appelle le gouvernement à revoir ces hausses de taxes qui risquent de nuire à la compétitivité de la Belgique", a ajouté O'Leary, prévenant que cela pourrait coûter des millions de passagers et par conséquent, de nombreux emplois dans le secteur touristique.
Des experts du secteur s'inquiètent également des implications économiques de telles décisions. Selon une analyse récente par le quotidien Le Soir, des hausses de fiscalité pourraient pousser les passagers à se tourner vers des aéroports voisins, comme ceux de France et des Pays-Bas, qui continuent d'attirer les compagnies aériennes grâce à des avantages fiscaux. L'impact sur les emplois et les revenus dans le secteur du tourisme pourrait être considérable si cette tendance persiste.
À l'heure où l'industrie du transport aérien tente de se relever de la crise liée à la pandémie, la question des taxes apparaît comme un enjeu crucial pour les compagnies aériennes et leur capacité à séduire les voyageurs. Les décisions prises aujourd'hui par les gouvernements détermineront sûrement la direction que prendra l'avenir du transport aérien en Belgique et les conséquences économiques qui en découleront.







