En 2024, deux tiers des établissements de santé en Bretagne se trouvent en situation de déficit, alarmant pour le secteur public. Plus de la moitié d'entre eux affichent une capacité d’autofinancement (CAF) négative, témoignant d'une crise profonde dans le financement hospitalier. Ariane Bénard, vice-présidente de la Fédération hospitalière de France (FHF) en Bretagne, appelle à une réforme systématique du financement et souligne l'urgence de cette situation.
Cette situation financière critique n'est pas une surprise pour la FHF, qui insiste sur le fait que l'hôpital public est à un tournant délicat. Les délais de paiement s'allongent, pouvant atteindre jusqu'à 300 jours pour certaines catégories de dépenses, et l'impact sur la qualité des soins est inévitable. De nombreux acteurs du secteur craignent que cette situation ne compromette l'accès aux soins pour les Bretons.
Comme le rapporte Le Monde, de nombreuses voix s'élèvent pour demander une réforme approfondie de la politique de financement des hôpitaux publics. Les budgets se réduisent, alors que les besoins en santé augmentent sans cesse, rendant la situation intenable.
Les témoignages de professionnels de la santé font état d'une détresse croissante au sein des établissements. Le docteur Philippe Delaunay, président d'une association de gestion hospitalière, déclare : "Nous ne pouvons plus raisonnablement continuer avec cette politique de rabot. Les hôpitaux doivent être soutenus pour garantir des soins de qualité."
Face à cette situation alarmante, les syndicats et les partis politiques locaux intensifient leurs pressions sur le gouvernement pour qu'il mette en place des mesures concrètes. "Le financement des hôpitaux doit être revu et renforcé pour sortir de cette spirale troublante", insiste Ariane Bénard. Dans un contexte où la santé publique est plus cruciale que jamais, il est impératif d'agir rapidement pour éviter une crise humanitaire au sein du système sanitaire breton.







