La Fonderie de Bretagne, un symbole industriel breton en péril, fait face à une nouvelle épreuve : un incendie qui a récemment ravagé le site de Caudan. Les conséquences de cette tragédie mettent à mal une activité déjà fragilisée, alors que les incertitudes s'accumulent autour de la reprise par Europlasma. Maël Le Goff, représentant de la CGT, exprime sa colère : « C’est une nouvelle catastrophe. C’est dur à encaisser. »
Le groupe Europlasma, qui a pris les rênes de la fonderie au printemps 2025, a promis de diversifier la production, allant jusqu'à abandonner en grande partie les pièces automobiles. Mais avec la récente flambée des événements, le Medef et les professionnels du secteur remettent en question la viabilité de leurs engagements. Renault, autrefois partenaire stratégique, a déjà jeté l'éponge, laissant le fardeau de la relance à Europlasma.
Lors d'une récente rencontre dédiée à l'économie locale, Jérôme Permingeat, président du Medef 56, a exprimé ses craintes sur la ténacité du site face aux difficultés successives. Selon lui, l'incendie, survenu le 20 janvier 2026, pourrait bien être le coup de grâce qui mettrait un terme aux espoirs de relance pour les 226 salariés encore en poste.
La question demeure : l’avenir de la Fonderie de Bretagne est-il compromis ? La réponse semble de plus en plus incertaine, alors que les voix des travailleurs s’élèvent pour faire entendre leur détresse face à une situation chaotique. Les observateurs craignent que cette saga industrielle ne fasse qu'aggraver le climat économique déjà fragile en Bretagne.







