À quelques mois des élections municipales, le Rassemblement national (RN) vise un ancrage durable dans plusieurs grandes villes françaises. Le premier tour est prévu pour mars, et le scenario s'annonce chargé, avec des espoirs mêlés d'incertitudes.
Alors que le RN continue d'évoluer dans le paysage politique français, les résultats des européennes ainsi que ceux des dernières législatives l'ont démontré. Cependant, leur histoire aux niveaux locaux n'a pas toujours reflété cette montée en puissance.
Pour changer ce bilan, le RN a présenté des candidats dans de nombreuses communes, représentant soit son propre parti, soit l'UDR, l'allié d'Éric Ciotti. Avec environ 40 grandes villes de 100 000 habitants ou plus en France, Le Parisien identifie plusieurs régions où le RN pourrait tirer son épingle du jeu.
À Perpignan, objectif continuité
Perpignan, déjà sous l'égide du RN depuis 2020, représente le plus grand succès du parti. Louis Aliot s'est impliqué dans les élections avec de solides bases de soutien, selon un sondage Ifop qui le place en tête avec 43 % d'intentions de vote.
Son opposition, bien que fragmentée, pourrait lui causer du souci, surtout avec Agnès Langevine, candidate socialiste en lice.
Si la justice ne met pas en péril son mandat, il est probable qu'il soit réélu, bien que des incertitudes flottent quant à son futur.
À Toulon, un terreau favorable
Dans le Var, avec un RN ayant récemment accaparé 7 sièges sur 8 lors des législatives, Toulon s'annonce comme une place prometteuse. Laure Lavalette, députée, mène les sondages avec 41 % d'intentions de vote, distançant ses concurrents et se plaçant comme une candidate forte.
Son opposante, Josée Massi, et d’autres candidats pourraient exacerber la tension au second tour, mais Lavalette semble actuellement sur la bonne voie pour réaliser une performance significative.
À Marseille, l’espoir d’une quadrangulaire
À Marseille, le RN prépare le terrain pour potentiellement saisir la deuxième ville de France. Malgré un maire sortant, Benoît Payan, dont les intentions de vote stagne autour de 31 %, le candidat RN Franck Allisio montre des ambitions avec 29 % de soutien.
La lutte sera probablement intense, avec de possibles alliances ou retraits entre concurrents. Les prochaines semaines seront décisives.
À Nîmes, les électeurs de droite à séduire
Alors que le maire sortant quitte son poste après plus de deux décennies, la compétition s'intensifie à Nîmes, où des candidatures multiples émergent. Le candidat RN Julien Sanchez est en lice, avec 26 % des intentions de vote, mais devra rivaliser avec d'autres forces politiques.
À Nice, un test pour l’union des droites
Nice montre un affrontement déterminant entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, l'issue incertaine avec des tensions personnelles exacerbées. Les récents sondages favorisent Ciotti avec 41 % d'intentions de vote.
Ce climat conflictuel et des tensions récentes autour de symboles antisémites pourraient affecter la dynamique de la campagne. Quel impact ces événements auront-ils sur les résultats reste à voir.
Les voies sont nombreuses pour le RN, mais le chemin vers la conquête des grandes villes s'annonce semé d'embûches. Néanmoins, chaque position acquise sera cruciale pour modifier les perceptions futures du parti, alors que se profileront des élections nationales décisives.







