La Commission irlandaise de protection des données (DPC) a annoncé l'ouverture d'une enquête majeure concernant X, la plateforme d'Elon Musk, et son chatbot d'IA, Grok. Cette enquête vise à examiner la création et la diffusion d'images et vidéos à caractère sexuel, y compris des contenus impliquant des mineurs, ce qui suscite une grande inquiétude au sein de l'Union européenne.
Le DPC, en tant qu'autorité principale de régulation des données au sein de l'UE, a pris cette initiative après avoir observé des publications troublantes liées à Grok. En effet, ce chatbot permet aux utilisateurs de demander des images dénudées basées sur des photos réelles, provoquant une onde d'indignation internationale. Selon Graham Doyle, commissaire adjoint à la DPC, "la DPC est en contact avec X depuis l’apparition de ces préoccupations, qui touchent des individus, y compris des enfants".
La DPC s'attache à évaluer si X, qui a son siège en Irlande, a respecté les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD) lors du traitement des données personnelles liées à ces contenus. Si X est reconnu coupable d'infraction, il pourrait faire face à des amendes pouvant atteindre 4 % de son chiffre d'affaires mondial, une sanction qui pourrait affecter considérablement son modèle économique.
Des précédents récents montrent que d'autres pays, tels que le Royaume-Uni, intensifient leurs actions contre X en ouvrant également des enquêtes sur la régulation des contenus générés par l'IA. La pression sur X s'intensifie, et plusieurs nations ont déjà envisagé de restreindre l'accès à Grok en raison de ses fonctionnalités controversées.
En réponse à ces préoccupations, X a commencé à limiter l'utilisation de Grok dans les régions où la création de tels contenus est illégale. En parallèle, la Commission européenne a déjà entrepris sa propre évaluation pour s'assurer que X respecte les normes de protection des utilisateurs contre les contenus nuisibles.
La complexité de la régulation des géants technologiques fait écho à des tensions croissantes entre l'UE et les États-Unis concernant le traitement des données et la protection des utilisateurs. Récemment, l'UE a exigé que X conserve tous les documents internes relatifs à Grok jusqu'à la fin de l'année. Alors que la DPC continue son enquête, X n'a pas encore répondu aux questions soulevées par cette situation délicate.







