Chaque samedi, le marché de Chalonnes-sur-Loire, rempli d'enfants rieurs et de cabas colorés, témoigne du dynamisme de cette ville de 6 600 âmes. La vue imprenable sur la Loire laisse peu de place au doute : la vie y est agréable.
Au Café Bondu, un lieu emblématique de la commune, Jeanne Frémon partage son amour pour ce coin de France. "Il y a tout ici. Commerces, bars, cinéma… L’accessibilité est bonne. Toutefois, la jeunesse pourrait trouver l’endroit un peu calme pour faire la fête," confie-t-elle. Ses propos sont confirmés par Sylvie Lagaude, une habituée venue de Saint-de-Linières, qui arbore un sourire en évoquant ses visites fréquentes à Chalonnes.
Néanmoins, la question du logement s'avère cruciale. Selon les dernières données de l’INSEE, les prix des maisons sur l'île de Chalonnes atteignent désormais des sommets, dépassant souvent les 400 000 euros. Ce tirage vers le haut, alimenté par la demande croissante, rend l’accessibilité à ce marché très difficile pour les jeunes couples et les familles.
Pour Serge Gendre, urbaniste à Angers, "la situation immobilière de cette commune est symptomatique d’un enjeu plus large en France. Avec l’augmentation de la population dans les zones rurales, vient également une inflation inévitable des prix de l’immobilier. Il est essentiel que les politiques publiques s'emparent de ce défi, surtout à l’aube des élections municipales". Les collectivités devront alors trouver des solutions innovantes pour améliorer l'accès au logement, sans perdre le charme qui fait la force de Chalonnes.







