Au terme d'une conférence de presse inattendue, la Région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole ont annoncé leur soutien à la société Gladius, qui aspire à reprendre Brandt, face à la présentation récente des offres au tribunal. Ce projet offre un véritable espoir de reprise de la production sur le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle, prévue d'ici trois ans.
François Bonneau, président de la Région, et Serge Grouard, président d'Orléans Métropole, ont exprimé leur enthousiasme pour cette initiative. Gladius, acteur du secteur électroménager depuis 2024, envisage de restaurer les sites de Cergy, Saint-Ouen et Saint-Jean-de-la-Ruelle, ainsi que de revitaliser les marques et l'activité de Brandt.
Un soutien pour l'avenir de l'emploi industriel
La mise en œuvre de cette reprise pourrait débuter dans les plus brefs délais, avec une attention particulière portée à la gestion des stocks et au service après-vente. La réhabilitation de l'usine de Saint-Jean-de-la-Ruelle est essentielle, nécessitant des travaux considérables durant les trois prochaines années. "L'avenir du site de Saint-Ouen reste encore incertain", a déclaré François Bonneau.
Il est intéressant de noter que Gladius n'est pas un nouvel acteur dans le dossier Brandt. En octobre, alors que la société était encore en redressement judiciaire, cette entreprise néo-calédonienne s'était déjà manifestée comme potentielle repreneuse. Selon France Bleu, Gladius cherche un outil de production pertinent sur le territoire métropolitain.
Interrogations sur l'avenir
Néanmoins, l'offre de Gladius doit encore obtenir l'approbation du liquidateur judiciaire. Les présidents régionaux craignent le scénario d'une "vente à la découpe", où le tribunal pourrait choisir de vendre les actifs de manière fragmentée pour maximiser les recouvrements, estimés à 200 millions d'euros par La Tribune. La décision finale est attendue pour le 13 mars.
Les collectivités n'ont pas divulgué la nature exacte de leur soutien financier, mais selon l'AFP, celui-ci pourrait s'élever à environ 40 millions d'euros. Elles se sont néanmoins engagées à privilégier les anciens salariés de Brandt dans cette transition.
Stéphan Français, concurrent sérieux
Parmi les nombreuses offres déposées, celle de Stéphan Français, dirigeant de Metavisio-Thomson Computing, se distingue en proposant également une reprise intégrale. Serge Grouard souligne que Gladius et l'offre de M. Français sont les deux seules à envisager une reprise complète. Ce dernier aurait récemment augmenté son offre à 43 millions d'euros, incluant tous les sites de Brandt, une indication de la concurrence féroce dans ce processus.
Orléans Métropole, par ailleurs, a déposé une offre pour les marques et brevets associés à Brandt. "Cette offre reste active", mentionne Serge Grouard, soulignant la nécessité d'apporter rapidement des solutions viables pour l'avenir de ces sites industriels.







